Les critiques littéraires d'Ilana, amstaff dévorant les livres à pleine dents.
Par Ilana
L’autre île du Docteur Moreau de Brian Aldiss est un livre de science-fiction nous racontant l’aventure de Calvert Roberts.
Ce dernier est sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères. En mission, sa navette sombre dans l’océan. Calvert trouve refuge sur une île qui est habituée par des créatures mi-humaines, mi-animales. Sans le savoir, Calvert a mis pied sur le domaine de Mortimer Dart, un savant fou qui continue les recherches du Docteur Moreau.
C’est le deuxième livre de Brian Aldiss que je lis et c’est également la deuxième fois que je suis déçu. Le thème aurait pu mener à une histoire fort intéressante, or ici il n’en est rien. Au lieu de cela, on se retrouve avec un tas de stéréotypes et de situations ubuesques.
Un exemple de situation fortement improbable qui me gâche le plaisir de la lecture. Le personnage principal est sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères. On devrait pouvoir en conclure qu’il s’agit d’une personne intelligente ayant l’habitude de négocier. Dans ce livre que se passe-t-il ? Calvert Roberts est perdu sur une île et personne ne sait qu’il est là. Il a donc besoin de l’aide de son hôte, qui lui n’a aucunement besoin de Calvert. Le rapport de force semble évident. Que fait donc le héros ? Dans un cas comme celui-ci, tout être doté d’un semblant de raison et d’intelligence demanderait assistance en faisant preuve d’humilité non ? Eh bien, pas Calvert, vu son statut il exige et menace si on ne respecte pas ses desiderata. Cela me semble tellement invraisemblable et ridicule que l’histoire en perd toute crédibilité.
Entre Brian Aldiss et moi, l’alchimie ne prend pas. Je n’ai pas fini Supertoys et n’ai pas du tout apprécie l’autre île du Docteur Moreau. Je ne compte pas réitérer l’expérience et ne lirai certainement donc plus de livres de cet auteur.
La note d’Ilana : ★★★★★
Par Ilana
La communauté du Sud : les sorcières de Shreveport de Charlaine Harris est le quatrième livre de la série des aventures de Sookie Stackhouse.
Replaçons cette lecture dans son contexte. J’aime lire (oui oui, c’est même d’ailleurs pour cela que ce blog existe) et j’aime la série True Blood. La série étant une adaptation des livres de Charlaine Harris (ce qui n’a pas été compliqué à découvrir vu que c’est indiqué dans le générique), il est bien évident que l’envie de lire ces livres m’a très vite taraudé. Durant le mois d’aout, j’ai lu les trois premiers livres de la série. Ces lectures furent agréables, mais j’ai vite eu l’impression de relire la même histoire. Bref, après trois tomes, j’ai fait une overdose de Sookie et ai décidé de mettre cette série de côté. Suspension qui a duré jusqu’au mois de mars, où j’ai donc lu les sorcières de Shreveport.
Dans ce livre, Sookie trouve Eric nu et amnésique. Ce dernier a été envouté par une sorcière qui s’est installée avec son clan à Shreveport. Bill étant parti au Pérou, Sookie se retrouve seule pour gérer cela.
Mon avis sur cette Communauté du Sud n’a pas varié d’un iota. C’est toujours aussi plat. Les personnages sont toujours aussi peu fouillés et les personnages secondaires intéressants toujours aussi peu présents. Charlaine Harris préfère miser sur l’action. Je reconnais que de ce point de vue là le style est assez efficace. Je ne me suis pas ennuyé en lisant les sorcières de Shreveport.
En conclusion, ce livre, comme les autres que j’ai pu lire jusqu’à présent de cette série, est un bon roman de gare. A lire quand on ne veut pas se prendre la tête et qu’on rechercher une histoire légère. Je ne ferai pas la même erreur que la dernière fois et laisserai passer un peu de temps avant d’embrayer avec le tome suivant.
La note d’Ilana : ★★★★★
Par Ilana
Le trône de fer : la loi du régicide de George R. R. Martin est le neuvième volume de la série du Trône de Fer. Comme je le disais déjà pour le tome précédent, résumer l’histoire sans trop en dévoiler relève de la gageure. Je ne vais pas m’y risquer cette fois.
Je ne vais pas non plus parler du style. Après neuf livres, je ne vois pas trop ce que je pourrais encore en dire. Donc, je n’ai rien à dire et je vais clôturer ici cet article.
Ou non en fait. Je vais juste parler d’un point. Comment fait George R. R. Martin pour que son œuvre reste intéressante après neuf livres ? Bon, OK, si on s’en tient à la découpe originale, je n’en suis qu’au troisième. Quoi qu’il en soit, tout le monde sera d’accord pour dire que ça fait quand même un sacré paquet de pages. Chacun aura son avis sur la question, le mien tient en un seul mot. Un mot cher à Charles Darwin : évolution.
Un seul mot oui, mais ne croyez pas que vous allez vous en tirer à si bon compte, j’ai bien l’intention d’expliciter mes propos. L’évolution donc. Premièrement l’évolution de l’histoire. Rappelez-vous, au début nous suivions l’histoire de Ned Starck et de Robert Baratheon. Voyez où nous en sommes maintenant. Que de chemin parcouru depuis. Les personnages ont changé, l’équilibre géopolitique également et tout indique cela va continuer. Ce dynamisme empêche la lassitude de s’installer.
Deuxièmement, l’évolution des personnages. George R. R. Martin avait déjà créé des personnages crédibles où le manichéisme n’est pas de mise, mais en plus de cela il se permet le luxe de les faire évoluer. Prenons quelques exemples.
Pour commencer, Jaime Lannister. Au départ il avait tout pour faire le méchant parfait. Égoïste, imbu de sa personne, il a tué de son épée le roi qu’il avait juré de protéger et il a balancé un gosse du haut d’une tour pour cacher ses sales petits secrets. Bref, il avait tout pour plaire ce brave Jaime. Au fil du temps, une autre facette de sa personnalité apparait, même si il reste égoïste et imbu de lui même, on voit aussi un côté chevaleresque et une certaine forme d’honnêteté dans ses relations avec Catelyn Stark et Brienne de Torth. On en viendrait presque à oublier ses vilenies passées.
Autre exemple, un de mes personnages préférés, Daenerys. De la petite fille sous la coupe de son frère, elle est devenue la Mère des Dragons, une meneuse d’hommes implacable. D’ailleurs si mon personnage préféré, Tyrion, a eu le temps de prouver sa valeur, de faire fléchir le destin de l’histoire, j’attends toujours que Daenerys connaisse son heure de gloire. J’ai hâte qu’elle traverse l’océan et qu’elle vienne réclamer la couronne qui lui est due.
Ces deux éléments combinés, l’évolution de l’histoire et des ses personnages font du Trône de Fer la série la plus captivante qu’il m’ait été donné de lire.
La note d’Ilana : ★★★★★
Par Ilana
Hunger Games : la révolte de Suzanne Collins est le troisième et dernier livre de la série des Hunger Games. Katniss a survécu deux fois aux Jeux de la Faim. Le Capitole ne supporte pas cette situation et décide de se venger. Le District Douze est attaqué. Pour en finir une bonne fois pour toutes, Katniss décide de devenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Avec ses camarades rebelles, elle lancera la contre-attaque.
Avouons le d’emblée, ce troisième volume m’a nettement moins plus que ses prédécesseurs. Celui-ci marquant la fin de la série, j’en attendais beaucoup de choses. J’escomptais un final grandiose et sur ce point j’ai été un peu déçu. Que je me fasse bien comprendre, intrinsèquement le livre est bon, c’est juste que je le trouve un cran en dessous des deux premiers. Il faut dire que la barre avait été dressée haute et que mes attentes étaient elles aussi élevées. Au final, je trouve que ce tome clôt l’histoire, mais sans plus.
Si les retrouvailles entre Peeta et Katniss et tout ce qui en découlera sont intéressantes, pour le reste ce roman n’apporte rien de neuf à l’univers. J’ai vraiment ressenti que le rythme s’essoufflait et que les idées commençaient à manquer à Suzanne Collins.
L’idée de transformer la ville en arène aurait pu être digne d’intérêt, à la lecture je ne l’ai jamais ressenti comme tel, cela me faisait plus penser à un territoire en guerre qu’à une arène mortelle; même si ce terrain était parsemé de pièges. J’aurais préféré voir le président pris à son propre piège sur un champ de bataille naturel (île, forêt ou autre) et voir les embuches destinées aux candidats des Jeux se retourner contre lui. Au lieu d’être un super vilain, ici il tient plutôt un rôle de figurant.
Bref, même si j’aurais préféré un autre traitement, je dois reconnaitre que ce Hunger Games : la révolte m’a quand même fait passer un moment de lecture agréable.
La note d’Ilana : ★★★★★
Par Ilana
Merrick de Anne Rice est le septième volume des Chroniques des Vampires.
Depuis que Lestat a raconté comment cela se passe dans l’au-delà, Louis a l’âme en peine. Il souffre de penser que Claudia n’arrive peut-être à pas trouver le repos et que son esprit erre sur Terre. Afin de l’aider, David contacte Merrick Mayfair, une sorcière travaillant pour le Talamasca. Il lui demander d’invoquer l’esprit de Claudia pour que Louis puisse lui parler.
Vu comme cela, cela a l’air intéressant non ? Des vampires, des sorcières, des fantômes, il y a normalement de quoi faire une histoire passionnante. Malheureusement chez moi la sauce ne prend pas. A la fin de ma lecture, un sentiment prédominait, je me suis senti floué. L’explication en est toute simple. On nous dit que l’histoire va parler d’invoquer l’esprit de Claudia. Cela arrivera certes, mais avant il nous faut subir les trois quarts du livre qui nous raconte comment Merrick et David se sont connu et leur histoire commune jusque maintenant. Ensuite nous avons effectivement l’invocation, mais elle tient sur quelques pages. Ce qui devrait être le fondement du livre n’est en fait qu’une scène accessoire… Le reste de l’histoire racontant les conséquences de l’apparition de Claudia sur nos amis vampires. L’histoire aurait pu m’intéresser, mais pas présentée comme cela.
Encore une expérience ratée avec Anne Rice alors ? Hé bien à moitié seulement. Si l’histoire ne m’a pas emballé, le style me convient nettement mieux. Alors que d’habitude c’est l’inverse, les histoires me plaisent, mais j’ai énormément de mal avec la plume de Anne Rice. Dans Merrick, l’écriture est différente par rapport aux autres volumes. Nettement moins descriptive et ampoulée, elle y laisse la part belle aux dialogues. Il en sort un ton beaucoup plus dynamique qui facilite ma lecture.
De quoi me réconcilier avec Anne Rice ? N’exagérons rien. L’avantage de la situation actuelle, c’est que je ne m’attends pas à ce que le livre suivant me plaise énormément. Les risques de déception sont par conséquent amoindris. Si le prochain livre me plait, alors là mon intérêt pour cette série pourrait bien en être relancé. Il me reste cinq livres (en comptant les Nouveaux Contes des vampires) pour me réconcilier avec cette série.
La note d’Ilana : ★★★★★
Par Ilana
Un employé modèle de Paul Cleave est un thriller dont le pitch de départ fait furieusement penser à celui de Dexter. Jugez-en par vous même : Joe Middleton est un tueur en série. Il a réussi à se faire embaucher comme agent d’entretien au département de police de Christchurch (Nouvelle-Zélande). Sa présence dans le commissariat lui permet de suivre de près l’enquête concernant le Boucher de Christchurch c’est à dire lui même. Sept meurtres lui sont reprochés, or Joe sait qu’un des sept ne vient pas de lui, mais d’un plagiaire. Il décidera donc de mener sa propre enquête pour découvrir qui essaye de lui coller ce meurtre sur le dos.
Vous avouerez que la ressemblance avec Dexter est assez frappante. Heureusement, la comparaison s’arrête là ! Tout d’abord les personnages sont très différents, Joe et Dexter n’ont vraiment pas grand-chose en communs. Si un ne s’attaque qu’aux criminels, l’autre s’en prend aux jeunes femmes sans défense. Si un peu paraitre sympathique, l’autre est un vrai détraqué qu’on n’aimerait pas croiser dans la rue. Bref, si les deux sont des tueurs en série, pour le reste ils sont aussi dissemblables que le jour et la nuit.
Le style après, si Dexter reste assez soft, dans Un employé modèle, Paul Cleave sait nous faire souffrir. Je pense par exemple à la rencontre en Joe et Melissa. Je ne vous cacherai pas qu’une légère nausée m’a pris à la lecture de ce passage. Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas gâcher la surprise, mais les âmes sensibles risquent d’avoir du mal avec cette scène.
L’histoire est basée sur deux grands axes. Premièrement l’enquête de Joe pour découvrir qui a commis cet homicide dont on l’accuse et deuxièmement la relation entre Joe et Melissa.
La majorité de l’histoire est racontée à travers le personnage de Joe, mais une petite partie est relatée via Sally. Sally est une collègue de Joe au service d’entretien. Joe se fait passer pour un attardé, une couverture bien pratique qui lui permet de ne pas attirer l’attention. Sally a eu un frère attardé, c’est donc tout naturellement qu’elle se sente attirée par Joe et qu’elle tente de l’aider dans sa vie de tous les jours. Il est fort intéressant de constater la différence de point de vue entre ces deux personnages. La façon dont ils voient la vie sous un prisme diamétralement opposé permet à Paul Cleave d’asseoir le caractère de ces personnages d’une façon assez subtile. Un procédé particulièrement intéressant et hautement agréable.
Bref, Un employé modèle se base sur un personnage principal fort bien travaillé et très accrocheur, sur une histoire pleine de rebondissements et sur un style très plaisant. En somme, un livre que je vous recommande chaudement.
La note d’Ilana : ★★★★★
Par Ilana
Hunger Games : l’embrasement de Suzanne Collins est le deuxième volume de la trilogie Hunger Games. Nous retrouvons donc Katniss et les autres personnages là où nous les avions laissés à la fin du premier volume.
Katniss a forcé la main au gouvernement et a réussi survivre aux Jeux de la Faim avec Peeta. Son geste de rébellion n’est pas passé inaperçu, ni par les peuples opprimés, ni par les dirigeants de Panem. Ces derniers sont bien décidés à laver cet affront et à châtier la rebelle.
Ce livre ne s’appellerait pas Hunger Games s’il n’y avait pas les célèbres Jeux. Nous y aurons donc encore droit cette fois. Je ne vous gâcherai pas trop la surprise en vous disant que ce sera avec les mêmes acteurs. Katniss, Peeta et Haymitch vont retourner une nouvelle fois dans l’arène, je vous laisserai découvrir par vous même par quel artifice le Capitole rendra cela possible.
Mêmes personnages et encore des combats sanglants, cela ne devient-il pas répétitif ? Hé bien étrangement non ! Suzanne Collins maitrise bien son sujet et arrive à faire varier son histoire pour ne pas que l’on ait l’impression de relire la même chose. Les règles de l’arène sont changées par rapport à la première fois et l’ambiance qui s’en dégage s’en trouve transcendée. Un léger bémol quand même : les Jeux arrivent plus tard dans l’histoire et prennent moins de page que dans le premier opus, ce qui laisser un léger gout de trop peu.
Par contre, cela donne bien le sentiment de lire une suite qui s’englobe parfaitement avec le premier volume. Le style a gagné en maturité. L’histoire est mieux construite et les personnages ont gagné en profondeur, même si le ton reste encore un peu léger.
Le premier livre était une excellente découverte, avec l’embrasement Suzanne Collins réussi à placer la barre un peu plus haute.
La note d’Ilana : ★★★★★
Par Ilana
Le trône de fer : les noces pourpres de George R. R. Martin est le huitième volume de la série du Trône de fer. Cela va être extrêmement ardu de parler de ce bouquin sans en dévoiler trop de l’intrigue.
Rappelez-vous ce que je disais dans ma chronique sur le volume précédent l’épée de feu. Je disais que ce volume manquait d’action. Je m’attendais donc à en trouver plus dans ces Noces pourpres. Eh bien je n’ai pas été déçu.
Sachez que tout l’équilibre précaire qui régnait à Westeros va voler en éclat. Que la vérité d’hier ne sera plus celle d’aujourd’hui et que l’ordre établi va être fortement remis en question. En disant cela, j’en dis déjà beaucoup, mais je n’irai pas plus loin. Si vous voulez savoir quels changements ont lieu, vous devrez lire les noces pourpres.
Ce qui est difficile dans une série de cette longueur (même si dans la découpe originale, ce huitième volume n’est qu’une partie du troisième), c’est de garder assez d’intensité. Bien souvent, les histoires trop longues s’enlisent, deviennent trop complexes ou tournent en rond. George R. R. Martin parvient à éviter ces pièges. Son univers évolue, se complète, se transforme, mais jamais on ne sombre dans l’ennui, ni n’est-on perdu. L’histoire gagne en profondeur et en saveur, et on sent qu’il y a un but derrière. On ne sait pas où George R. R. Martin nous emmène, mais on sait que le bateau tient son cap et ne part pas à la dérive.
George R. R. Martin me fait penser à un joueur d’échec. Son jeu est caché, mais on se rend compte que lui sait pertinemment là ou il veut aller et qu’il nous y emmène d’une main tenant fermement la barre. La qualité ne faisant que s’accroitre avec le temps, je suis prêt à le suivre les yeux fermés et à me laisser emporter dans cette aventure.
Bref, les noces pourpres est pour moi le meilleur livre de la série pour le moment et sachant que le suivant est celui qui clôture le troisième tome dans la découpe originale, c’est avec impatience que j’attends de me le mettre sous la dent.
La note d’Ilana : ★★★★★
Par Ilana
Si je devais remettre un prix pour l’originalité d’un livre, mon choix irait certainement vers ma dernière lecture : le commando des immortels de Christophe Lambert. Vous ne saviez pas que monsieur Highlander était écrivain ? C’est normal, ce n’est pas de lui que je parle, mais d’un homonyme qui à part le nom n’a rien à voir avec l’acteur franco-américain. Pour compliquer un peu les choses, sachez que l’acteur Christophe Lambert est aussi écrivain, mais ceci n’a rien à voir avec cet article.
De l’originalité disais-je donc, mais pourquoi ? C’est le scénario qui est singulier. L’histoire du commando des immortels se passe pendant la guerre du Pacifique. Les Américains sont en train de se faire botter le derrière par les Japonais. Une analyse de la situation leur fait comprendre que c’est leur stratégie, peu efficace dans la jungle, qui est en cause. Pour y remédier, l’armée décide de faire appel à un peuple habitué à vivre et à combattre dans cet environnement : les Elfes.
Eh bien, qu’y a-t-il de particulier là dedans me demanderez-vous ? Si l’on remplace les Elfes par des Indiens, c’est peu ou prou ce qu’il s’est réellement passé lors de cette guerre. Vraiment pas de quoi crier au génie. Oui, oui c’est vrai, mais je n’ai pas encore tout dit !
Ainsi, les Elfes appelés à la rescousse, acceptent d’apporter leur aide et de fournir des instructeurs pour une mission pilote, mais à une condition. Ils viendront en aide aux Américains si et seulement si leur expédition est accompagnée par un professeur anglais répondant au nom de Tolkien. Ce professeur a récemment sorti un livre intitulé Bilbo le Hobbit et est en train de travailler à la suite, le Seigneur des Anneaux.
Là, la voici l’originalité dont je parle. Évidemment, si vous ne savez pas qui est Tolkien (honte à vous) ou si vous ne l’appréciez pas (honte à vous bis), le commando des immortels ne vous plaira certainement pas. La grande force de ce livre étant justement l’intégration de l’illustre auteur dans son histoire. Nous y verrons comment Tolkien a eu l’idée du personnage d’Arachné, nous nous promènerons dans des grottes faisant furieusement penser à la Moria, etc. Bref, autant de clins d’œil au Seigneur des Anneaux qui ne feront mouche que si vous avez lu cette œuvre (sinon, honte à vous ter).
À part cela, si le scénario peu être qualifié d’hétérodoxe, ce n’est pas le cas du style d’écriture qui lui est tout à fait conventionnel. Ceci n’étant pas une critique, l’histoire étant bien écrite et prenante. Bref, avec moi la magie a opéré, je sis conquis par ce commando des immortels et j’ai d’ailleurs déjà en vue un autre livre de ce Christophe Lambert pour voir si c’est vraiment un auteur que je dois garder à l’œil.
La note d’Ilana : ★★★★★
Par Ilana
Si je vous parlais d’un monde futuriste. Dans ce monde, le gouvernement, pour asseoir son autorité et prévenir toutes rébellions, choisit des adolescents au hasard, les enferme dans une arène et les force à combattre. Un seul d’entre eux peut s’en sortir et sera alors considéré comme un héros.
Si je vous parlais de cela donc, vous me diriez tous en chœur que je parle de … … … Battle Royale !!! Et vous auriez … … … tort !!! Ben oui, vous n’avez pas lu le titre ? C’est de Hunger Games de Suzanne Collins que je parle. Hunger Games a d’ailleurs créé la polémique à ce sujet, certains considérant que Suzanne Collins avait plagié l’œuvre de Takami Koshun. L’idée de base est identique OK, mais bon, c’est un scénario cruel et malsain qui nous est proposé ici, va-t-on s’en passer sous prétexte qu’éventuellement l’auteur aurait trouvé son inspiration ailleurs ? Pas moi en tout cas.
Il y a un point que je n’ai pas encore précisé. Hunger Games fait partie de la littérature jeunesse. Si l’histoire est un peu dure pour des enfants, la façon de l’écrire adoucit énormément la donne. Certes il y a des morts, mais vous n’en trouverez aucune description scabreuse. Vous ne trouverez d’ailleurs quasiment aucune description. Suzanne Collins préférant apparemment un style beaucoup plus direct laissant la part belle aux dialogues et à l’action. C’est ici que l’on comprend pourquoi Hunger Games est classé en jeunesse : un vocabulaire simple et un style sans fioritures. Ne vous attendez donc pas à de grandes envolées lyriques vous risqueriez de rester sur votre faim.
Si le style est simple, il n’en est pas pour autant simpliste. L’histoire est prenante et la tension savamment dosée. Hunger Games est un livre très agréable à lire, difficile à lâcher, car on veut savoir ce qu’il va arriver aux différents protagonistes. Si certains des personnages sont soit très gentils, soit très méchants, Suzanne Collins ne verse quand même pas dans la caricature, d’autres intervenant (dont les personnages centraux) étant eux beaucoup plus nuancés.
Hunger Games est le premier livre d’une trilogie, mais son histoire se suffit à elle-même. Nul besoin de lire les autres pour avoir une fin acceptable. Ceci dit, ayant fort apprécié ce premier opus, je lirai sans hésitation.
Pour terminer, sachez qu’Hunger Games est actuellement adapté pour le cinéma. La sortie du film étant d’ailleurs proche, puisqu’il est annoncé pour le 21 mars 2012.
La note d’Ilana : ★★★★★